
Perfect Dark Zero
publié le 13 septembre 2006- Etat : Disponible
- Développeur :Rare
- Distributeur :Microsoft Games
- Thème :Futuriste
- Genre :FPS / Doom Like
- Nb de joueurs :1 à 32OnlineOuiVisitez le site officiel
- 02/12/2005
- 22/11/2005
- 10/12/2005
Titre phare du lancement de la nouvelle console du géant de Redmond, Perfect Dark Zero est enfin disponible après une série de reports inopportuns. Initialement programmé sur la Game Cube de Nintendo puis sur Xbox première du nom, c’est finalement sur Xbox 360 que la plantureuse Johanna Dark fera parler la poudre. La pétillante rouquine un brin portée sur la gâchette nous revient donc dans cette préquel de l’excellent Perfect Dark annoncée comme étant le «killer app» de la machine. Une très voire trop lourde responsabilité que devra soutenir l’agent du Carrington Institute sur ses frêles épaules. Jadis gage de qualité, le cachet apposé par Rareware a-t-il su conserver tout son éclat ? Rien n’est moins sûr … 


«Ah, l’humour flash-back»Préquel oblige, la trame scénaristique retrace la jeunesse de la jeune recrue «Jo» aux prises avec dataDyne, une puissante multinationale responsable de la mort de son père. A défaut de proposer un déroulement haletant la faute à un manque de rythme flagrant et à des lourdeurs scénaristiques malvenues, le soft s’efforce tant bien que mal de pallier à ses carences en proposant une grande variété d’environnements. Véritable globe trotteuse, notre héroïne sera ballottée aux quatre coins du globe : de Hong Kong en Afrique en passant par la jungle équatoriale, la fringante rouquine vous fera assurément voir du pays. Encore faut il que vous soyez assez téméraire pour suivre les pérégrinations de « Jo » tant ces dernières s’avèreront d’une monotonie implacable. Particulièrement gauche tant dans sa construction que dans sa progression, la trame insouciante et apathique est rafistolée au moyen de cinématiques indigestes qui contribuent bien malgré elles à hacher le rythme déjà peu captivant du titre. Fort heureusement, l’intérêt de ce genre de production ne réside bien évidemment pas dans son scénario aussi penchons nous sur l’essence de ce Perfect Dark Zero. 


Johanna’s VendettaDe Perfect Dark premier du nom, cette préquel ne reprend que la structure intégrale du gameplay, à savoir l’absence totale de sauts, une infime mais présente interaction avec l’environnement ainsi qu’une utilisation ponctuelle de véhicules tout en y adjoignant son petit lot de nouveautés qui justifieraient naturellement l’achat de ce nouvel opus. Ainsi, il vous sera désormais possible de déclencher des actions contextuelles qui, sur simple pression du bouton «A», vous permettront d’esquiver les attaques adverses, de vous adosser contre un mur ou encore de désarmer vos opposants pour ensuite utiliser leurs armes contre eux … efficace certes, mais bigrement mal exploité. Le soft favorise en effet l’action pure et dure aux dépens de toute finesse, aussi ces nouvelles capacités seront bien vite reléguées au second plan au profit d’un déroulement bien conventionnel. La mission se déroulant à Hong Kong en est d’ailleurs le parfait exemple, la dimension tactical / infiltration est ici clairement atténuée en dépit des objectifs qui stipulent pourtant qu’il vous faudra privilégier la discrétion. Classiques au possible(pirater un terminal informatique, placer un pain de C4 à un endroit stratégique ou encore de s’infiltrer dans des locaux top secrets … ), ces derniers pourront être accomplis de diverses façons, la plus bourrine étant bien souvent la plus efficace seuls les joueurs les plus affûtés trouveront la force de refaire les niveaux à pas de loups.
… les autres emprunteront à coup sûr les chemins de facilité tout tracés par le jeu. Ce ne sont hélas pas vos opposants qui pimenteront la difficulté du titre puisqu’ils ne vous opposeront pour ainsi dire aucune résistance. L’état lymphatique de la quasi-totalité de vos ennemis est principalement du à une intelligence artificielle tout simplement inexistante. Tantôt terriblement adroits, notamment dans les phases de «snipe», tantôt dociles comme des agneaux au corps à corps, vos adversaires seront dépourvus de toute logique à tel point qu’il ne sera pas rare de les voir se figer alors qu’un gunfight fait rage.


Life in Plastic, it's fantasticA ces lacunes d’ordre ludique vient s’ajouter une direction artistique pour le moins douteuse. Impossible en effet de faire l’impasse sur la modélisation d’une Johanna Dark affublée telle une spice girl sur le retour. Particulièrement lisse, la poupée manque terriblement d’expression et de caractère et aura toutes les peines du monde à captiver l’attention. Les autres protagonistes ne sont pas non plus à la fête et arborent une parure plastifiée des plus désagréables pour nos rétines qui s’attendaient indubitablement à mieux venant d’un titre dit «next gen». Fort heureusement certains décors rattrapent amplement l’esthétisme bancal du titre de Rare. Cette réalisation graphique en dents de scie est d’autant plus rageante au vu du moteur 3D franchement convaincant qui retranscrit admirablement la physique des corps et objets. L’un des rares points concluant de ce nouvel opus provient indiscutablement du nombre d’armes mais aussi et surtout de leurs nombreuses fonctionnalités.
Et puisqu’un FPS digne de ce nom se doit absolument de posséder un mode multi joueurs, les développeurs de chez Rare ont mitonné un mode Xbox Live qui, mine de rien parvient à sauver leur production de la débâcle. Sans pour autant révolutionner le genre, ce dernier remplit toutefois aisément son cahier des charges en proposant une foultitude de modes de jeux qui, à défaut de proposer une quelconque originalité ont le mérite de rehausser l’intérêt du soft. Les différentes maps profitent d’un level design fort bien adapté aux joies du frags. Ceux qui n’ont pas la chance de disposer du service en ligne de Microsoft pourront s’adonner à des guns fight endiablés en réseau local mais auront également la possibilité de faire rentrer des «bots» à l’instar de l’opus Nintendo 64.







• Certains décors assurent le spectacle
• Le multijoueurs avec quelque cartes sympa
• Le nombre et la variété des armes
• Un gameplay basique et une IA inexistante
• Une réalisation en dents de scie avec un character design discutable
• La faible longévité du mode solo
Verdict
Habitués à instaurer un haut standard qualitatif dans leurs productions, les développeurs de chez Rare signent avec ce Perfect Dark Zero une prestation dont on se serait allégrement passé. Affublées d’un habillage graphique pour le moins incongru et d’une campagne solo peu consistante, les nouvelles péripéties de miss Dark peinent à convaincre de par des erreurs de parcours sur lesquelles il sera très difficile de fermer les yeux. Reste un FPS des plus communs qui n’est en aucun cas le « killer app » si fébrilement attendu par bon nombre de fans.

A partir de 6.89 €
Graphismes
6 / 10Une prestation en dents de scie qui ne fait véritablement pas honneur à la nouvelle console de la firme de Redmond. Seuls quelques niveaux franchement impressionnants sauront nous faire croire que nous sommes bel et bien sur une machine next gen
Jouabilité
7 / 10La prise en main est instinctive et ne posera aucun problème. Les nouvelles interactions avec le décors auraient gagné à être mieux exploitées. Du grand classique.
Son
6 / 10L’ambiance sonore est à l’image de la réalisation du titre, à savoir bancale. Les musiques manquent cruellement d’envergure au même titre que les doublages peu convaincants. On attendait beaucoup mieux à ce niveau là. Passable.
Durée de vie
7 / 10Le mode multijoueurs vient sauver les meubles car le mode solo se boucle en à peine huit petites heures de jeu. Que ce soit en coopération en Deathmatch ou en capture the flag, le mode multi garanti une durée de vie honnête.
Fun
6 / 10Pour le peu qu’on aime les FPS bourrin, Perfect Dark Zero pourrait procurer un réel plaisir de jeu aux joueurs les moins exigeants.