
Soldier of Fortune : Payback
publié le 11 février 2008- Etat : Disponible
- Développeur :Cauldron
- Distributeur :Activision
- Thème :Au pistolet
- Genre :FPS / Doom Like
- OnlineOuiVisitez le site officiel
- 14/02/2008
- 14/11/2007
- inconnue
[sommaire]
- Page 1 : « Soldier of Infortune »
- Page 2 : « Le couloir de la mort ? »
Huit ans après la sortie du premier épisode sur PC, la série Soldier of Fortune revient sur le devant de la scène avec un troisième épisode reprenant ce qui en a fait le succès. Activision, toujours aux commandes, a toutefois fait le choix curieux de confier le développement du jeu à Cauldron, à l’origine de titres très moyens comme la gamme des History Channel ou Knight of the Temple. Les développeurs parviendront-ils à faire oublier ces quelques lignes peu élogieuses de leur CV le temps d’un jeu, ou vont-ils complètement gâcher une licence au potentiel fort ?« Soldier of Infortune »Exit donc la joyeuse bande de chez Raven Software, et place aux développeurs de chez Cauldron pour la réalisation de ce nouvel épisode. C’est en effet le choix curieux effectué par Activision, qui en plus d’imposer un planning extrêmement serré à l’équipe de développement, a opté pour un studio au passé peu glorieux. Se souvenir de Knight of the Temple 2, l’un des pires titres d’action-aventure qu’il nous ait été donné de découvrir sur Xbox première du nom, est déjà un exploit en soi. Alors forcément, quand on découvre le nom du studio apposé sur la jaquette, on commence à trembler. Le changement drastique commence dès le début du jeu, et la découverte du « scénario ». L’ami John Mullins, héros des deux précédents opus, cède ici sa place à Thomas Mason, un mercenaire sans peur et sans reproche qui parcourra le monde pour exécuter les différents contrats confiés par ses clients. Enfin… le monde est un bien grand mot, puisqu’on se contentera bien souvent du Moyen-Orient, à déglinguer quelques mecs en turban. Mouais… 



Notre aventure épique commence donc dans les contrées lointaines d’un pays inconnu, dans lequel Mason et l’un de ses collègues doivent secourir un politicien chinois. Cependant, une fois en possession du « colis », notre gentil copain décide alors de trouer le crâne du monsieur. L’appât du gain est décidemment toujours aussi fort. Touché dans son orgueil, notre héros entame alors une quête vengeresse afin de régler son compte au grand méchant qui a manigancé tout cela. Et là, il faut bien avouer que ça commence tout doucement à devenir ridicule. Les mercenaires ne sont décidemment plus ce qu’ils étaient dans les jeux vidéo modernes ! Vous l’aurez sans doute compris, le scénario de ce nouvel opus n’est réellement qu’un prétexte à déglinguer tout ce qui se présente face à nous, et Cauldron nous le fait bien ressentir. Ces messieurs n’ont d’ailleurs même pas pris la peine de traduire ou de sous-titrer quoi que ce soit en Français, se contentant de proposer des doublages façon Schwarzenegger à la limite du ridicule.


« Je m’en vais vous couper la tête. »Car ce qui fait la « force » de la série, et de ce Soldier of Fortune : Payback par la même occasion, c’est son système de démembrement. Si Familles de France risque encore de s’insurger face à une telle débauche de violence, il faut bien avouer que les deux premiers épisodes ont forgé leur réputation sur ce point précis. Le moteur physique du jeu permettait en effet, en fonction de l’emplacement où vos balles se logeaient dans l’ennemi, de le déchiqueter petit à petit jusqu’à en faire un homme-tronc des plus mignons. Ce nouvel opus s’articule – évidemment – autour de ce même système, au détail près qu’il est encore moins performant qu’avant. Si l’on s’amuse quelques instants à balancer une grenade au milieu de la foule et à contempler le feu d’artifices de membres éparpillés un peu partout, on note le manque de précision du tout lors des phases de shoot plus classiques. 



Ainsi, un tir dans la main comme dans l’épaule arrachera systématiquement la totalité du bras de votre adversaire, tout comme la moindre balle logée dans la tête entraînera nécessairement décapitation et giclées d’hémoglobine plus ou moins bien senties. Or, le second épisode de la série proposait aux joueurs des dissections bien plus nettes, plus précises… Même si l’on rentre dans des points de détails particulièrement glauques et morbides, cela permet de constater un bond en arrière pour un jeu sorti tout de même six ans après son aîné. Avouez que ça la fout mal. Dans le même ordre d’idée, les cadavres disparaissent désormais au bout d’une poignée de secondes, empêchant les chirurgiens en herbe de peaufiner leur travail. Les membres découpés, quant à eux, se baladent un peu partout et n’hésitent pas à planer en plein milieu de l’écran, histoire d’être sûr d’être bien vus. Difficile d’être enchanté par tout cela.
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