
Oddworld : la Fureur de l'Etranger
publié le 28 juillet 2006- Etat : Disponible
- Développeur :Oddworld Inhabitants
- Distributeur :Electronic Arts
- Genre :Action
- Nb de joueurs :1
- 03/03/2005
- 25/01/2005
- inconnue
[sommaire]
- Page 1 : Introduction
- Page 2 : Un athlète complet
- Page 3 : Un gameplay plein de subtilités
C’est avec seulement trois jeux à son actif que le studio de développement Oddworld Inhabitants s’est forgé une solide réputation auprès d’une grande majorité de joueurs, notamment par la mise en place de personnages atypiques et attachants et d’un univers onirique et original. Ce n’est pas La Fureur de l’Etranger qui nous fera changer d’avis, bien au contraire !


Un nouveau hérosC’est sûr Playstation que nous avons fait connaissance avec Oddworld Inhabitants et plus particulièrement avec Abe, un mudokon devenu malgré lui le héros de tout un peuple. Antihéros par excellence (on ne peut pas dire que le physique ou les manières d’Abe jouent clairement en sa faveur…), Abe est devenu en quelque sorte la mascotte du studio qui n’a pas hésité à l’utiliser à trois reprises dans ses productions, même si la dernière (qui est aussi la première sur la machine de Microsoft, vous suivez ?) l’associait à Munch. Conscients, sans doute, d’avoir fait le tour du personnage et de son univers, les développeurs sont allés puiser dans leur imagination un nouveau héros et un nouveau monde pour notre plus grand plaisir !
Contrairement au physique frêle et à l’aspect chétif du mudokon, La Fureur de l’Etranger met en scène un personnage imposant, au charisme certain et à la dégaine radicalement différente d’Abe. Son look, sa façon de s’exprimer ou ses méthodes assez brutales en font un héros assez atypique auquel on s’attache pourtant très rapidement. Enigmatique, l’Etranger l’est assurément, se cachant derrière ses bottes, son large chapeau et sa longue tunique couleur marron. La créature aurait-elle des choses à cacher ? Peut-être bien !


La chasse est ouverteLa première rencontre avec l’Etranger pose tout de suite les bases de cette extraordinaire aventure. Par l’intermédiaire d’un excellent tutorial, on apprend très vite à contrôler notre héros et à maîtriser la palette de coups mis à sa disposition mais surtout, on fait connaissance avec le gameplay particulier du titre, mêlant habilement jeu d’aventure à la troisième personne et phases d’action dynamiques en vue à la première personne. Incarner l’étranger offre une expérience de jeu radicalement différente des précédents titres d’Oddworld Inhabitants. Alors que les aventures d’Abe nous mettaient dans la peau de l’innocente proie qu’il fallait aider, La Fureur de l’Etranger se propose de nous faire incarner un chasseur de prime. L’appât du gain semble la principale préoccupation de l’Etranger qui, et on le découvrira bien assez vite, a besoin d’une importante somme d’argent. A quelle fin ? C’est à vous de le découvrir !
Bien qu’il agisse dans un but précis, avec recul et détachement vis à vis de ses victimes, l’Etranger n’est pas un être brutal et sanguinaire, un assassin au sang froid, et il essaiera la plupart du temps de capturer ses ennemis vivants, la somme étant aussi et surtout considérablement plus élevée. Du coup, la chasse devient tout un art où l’on monte toute sorte de pièges dans l’espoir de ramener vivant le moindre hors-la-loi. Cependant, devant certaines situations plus que chaudes, la manière forte sera votre principale alliée et il ne faudra alors pas hésiter à descendre littéralement votre adversaire. Vivre ou mourir, il faut parfois choisir !


Une progression trop classiqueL’aventure de l’étranger s’articule autour d’un schéma assez classique et malheureusement, et c’est peut-être là l’un des seuls défauts du jeu, assez répétitif. Si le gameplay, et on va y venir, est lui quasiment irréprochable, s’appuyant sur des situations variées et des possibilités assez vastes, la progression suit un chemin semblable du début à la fin de l’aventure: l’étranger se rend au bureau des primes du village (plusieurs cités sont accessibles au cours du jeu), choisit la mission qu’il souhaite accomplir (en fait, un hors-la-loi à arrêter, mort ou vif), se rend à son repaire (en faisant le ménage sur la route), l’affronte et retourne au bureau chercher sa récompense. Si l’on est légèrement déçu après quelques missions à la progression des plus linéaires, rassurez-vous, l’aventure prend une toute autre dimension dans sa seconde moitié où l’on en vient même à se demander si l’on est encore sur le même titre, tant les bouleversements sont légions: scénario qui décolle enfin, environnements graphiques à couper le souffle, gigantesques et ouverts, action qui s’intensifie et progression plus naturelle. Finalement, c’est après quelques heures de jeu au compteur que l’on découvre réellement le monde de l’Etranger et croyez-moi, le jeu en vaut clairement la chandelle. 


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